
Capital
Il a plusieurs sens. Le capital social, mentionné sur les documents commerciaux d'une société (exemple : « Société anonyme au capital de 150 000 euros ») correspond aux apports faits par les associés lors de la constitution de la société. Ce capital social n'est qu'une des composantes des capitaux propres. Les « mises en réserve des résultats » augmentent d’année en année les capitaux propres ; le capital social restant constant. Le « capital fixe » est l’ensemble des moyens de production durables (machines…). Le « capital circulant » est constitué des stocks et marchandises utilisés dans le processus de production. 
Capitalisme
Régime économique, juridique et social dans lequel les propriétaires des moyens de production sont distincts de ceux qui les utilisent, les travailleurs rémunérés par un salaire. Il induit bien souvent la recherche de profit pour les propriétaires des moyens de production et l’accumulation de capital, en contrepartie d’une prise de risque. Karl Marx considérait que le capitalisme aboutissait à l’exploitation des travailleurs pour maximiser les profits des propriétaires. Le capitalisme moderne est assimilé par ses défenseurs au libéralisme ou au libre-échange. La démarcation entre le capital et le travail est moins nette : par exemple l’Etat peut être propriétaire de certains moyens de production ou les salariés peuvent acquérir une partie du capital de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. 
Chômage
Est au chômage, au sens du Bureau International du Travail (BIT), une personne sans travail, c'est-à-dire dépourvue d’un emploi salarié ou non salarié, à la recherche effective d’un emploi et disponible pour en occuper un. Le chômage partiel désigne la réduction contrainte du temps de travail, mais sans remise en cause du contrat de travail. Les critères pour avoir droit à des allocations chômage dépendent du temps travaillé et de la durée de l’emploi précédent. 
Chiffre d’Affaires
Il indique sur une période donnée, en général l’exercice comptable d’une durée de 12 mois, l’activité de l’entreprise : ses ventes de biens et de services. Il se calcule en prenant en considération le prix de vente des biens et services, diminué des éventuelles ristournes et rabais. La TVA n’est pas retenue dans le calcul du chiffre d’affaires qui est donc exprimé hors-taxe. Il ne mesure que la production qui est vendue (il ne prend pas en compte les invendus, les stocks…). Le chiffre d’affaire permet de comparer les performances des entreprises d’un même secteur. 
Comptabilité
La comptabilité générale et la comptabilité analytique permettent de connaître l’état de santé d’une entreprise et d’analyser les raisons pour lesquelles elle enregistre des profits ou des pertes. La comptabilité générale aboutit à deux documents qui, dans les sociétés, doivent être approuvés chaque année par l'assemblée générale des actionnaires : le bilan (voir définition) et le compte de résultat, qui donnent le détail des charges et des produits enregistrés au cours de l'exercice. 
Concentration
Il existe deux types de concentration d’entreprises. La concentration d’entreprises est généralement horizontale : elle se fait par fusions ou acquisitions dans un même secteur d’activité, afin de réaliser des économies d'échelle, c'est-à-dire une réduction des coûts de production avec l'augmentation de la taille de l’entreprise. Cette tendance n'entraîne cependant pas une réduction sensible du nombre d'entreprises, contrairement aux prédictions de Marx pour qui la concentration engendrerait inexorablement des monopoles. Même si certains secteurs précis comme dans la sidérurgie ou l'automobile par exemple, il ne subsiste qu'un nombre limité d’entreprises. Parallèlement, en aval, le nombre de sous-traitants a augmenté. La concentration verticale conduit au contrôle par rachats successifs d’entreprises de tout le processus de production des matières premières aux produits finis. 
Concurrence
En économie de marché, les entreprises sont en concurrence, c’est à dire en compétition, pour vendre des biens et des services à des consommateurs qui choisissent les meilleures conditions de prix, de qualité, de garantie... Pour que la concurrence soit réelle, il faut qu’un certain nombre de vendeurs sur le même marché proposent des biens comparables. Si ce n’est pas le cas, cela engendre des situations monopolistiques ou oligopolistiques permettant à une seule entreprise, ou à quelques entreprises seulement, de dicter leurs lois et leurs prix. La concurrence est alors imparfaite. 
Consommation
Les entreprises consomment des biens et des services pour produire ou revendre. Les consommateurs achètent eux, des biens ou des services pour subvenir à leurs besoins personnels ou ceux de leurs proches ou, tout simplement, par plaisir. La consommation est le moteur de la croissance, elle conditionne l’activité économique mais est particulièrement sensible au « moral des ménages » et à leur sentiment de confiance ou non dans l’avenir. Beaucoup de biens consommés sont détruits après usage même si on essaye de recycler de plus en plus une partie des déchets consommés. 
Crise
Une crise économique est caractérisée par un revirement brutal de tendances. La croissance n’est plus au rendez-vous, l’activité économique ralentit, l’inflation peut aussi augmenter et le chômage croître. La confiance des détenteurs de capitaux diminue, ils hésitent à investir. Le recours à l’emprunt est difficile : les banques durcissent leurs conditions de crédit et augmentent les taux, espérant ainsi réduire leurs risques. La crise peut ne toucher qu’un seul secteur : le textile par exemple. Mais quand elle touche la sphère financière, elle ne tarde pas à s’étendre à d’autres secteurs économiques. 
Croissance
Elle correspond à l’augmentation de la production de biens et de services d’un ensemble économique sur une période donnée. Pour une entreprise, elle prend en compte la progression de son chiffre d’affaires. Pour un pays, c’est la progression du « Produit Intérieur Brut » qui est mesurée pour évaluer le dynamisme de son économie. Les progrès techniques jouent un rôle déterminant dans la croissance, permettant d’améliorer la compétitivité et la rentabilité.


