- Les mots de l'économie :
- Retraites
- Croissance
- Emploi
- Commerce extérieur
- Crise financière
- Développement durable
- Système bancaire
Une réaction, une question ? Contactez-nous
Pour aller plus loin
Le G20 entérine une « rigueur à la carte » pour les pays riches
22/07/2010Du 25 au 27 juin 2010, les dirigeants du G20 étaient réunis à Toronto, avec pour objectif de soutenir la reprise de l’économie mondiale.
Le G20 se veut une instance de coordination des politiques économiques nationales en vue de favoriser la reprise mondiale. A Toronto, l’exercice s’annonçait particulièrement difficile, puisqu’il s’agissait de trouver un juste milieu entre croissance et rigueur.
La « rigueur à la carte »
Partagés sur les politiques économiques à mener, les dirigeants du G20 se sont accordés sur des mesures adaptées aux circonstances nationales. Le G20 regroupe des pays avec des niveaux de croissance et de revenu très différents, ce qui implique des recommandations différentes en matière de politiques économiques. Au sein même du club des pays riches (Etats-Unis, Union Européenne, Japon), des divergences existent sur les politiques adéquates à mener.
Le communiqué publié à l’issue du Sommet a salué l’engagement des pays riches (à l’exception du Japon) à réduire d’au moins de moitié les déficits d’ici 2013, et stabiliser, voire réduire l’endettement public d’ici 2016.
- Il encourage les Européens à poursuivre leurs efforts budgétaires destinés à maîtriser les dépenses et la dette publiques, tout en les mettant en garde contre un excès d’austérité.
- Le texte final ne fixe pas d’objectifs contraignants aux Etats. Le G20 promeut une « rigueur à la carte » : les mesures d’économies budgétaires sont adaptées aux circonstances nationales afin de ne pas compromettre la reprise économique.
- A noter, rien n’empêche les Américains de maintenir leur politique de relance.
La réforme de la réglementation financière se fait attendre
Tous les dirigeants du G20 s’accordent sur le fait que la crise financière soit venue d’une mauvaise réglementation du système financier. Mais ils ont des approches différentes pour le réformer.
TAXE BANCAIRE
- De fortes divergences sont apparues au sujet du projet d’une taxe mondiale sur les banques, promu par les Européens (Allemagne, France et Royaume Uni en tête).
- Les Canadiens, les Australiens et les pays émergents sont très hostiles à la mise en place d’un système de taxation bancaire, car leurs banques sont restées à l’écart des actifs à risque à l’origine de la crise financière. Taxer leur secteur bancaire reviendrait à en diminuer la compétitivité. Les banques seraient alors conduites à durcir les conditions d’octroi de crédit, ce qui risquerait de compromettre le redressement économique de ses pays.
- Le texte final présente la taxe bancaire comme une option possible au niveau national. Les recettes de la taxe pouvant être versées à leur budget ou affectées à un fonds destiné à financer de futurs plans d’aide aux banques.
RENFORCEMENT DES FONDS PROPRES
- Pour se prémunir contre des crises futures, d’autres Etats membres du G20, comme les Etats-Unis, estiment plus efficace d’augmenter les fonds propres des banques. Ces réserves de capitaux leur permettraient d’absorber d’éventuelles pertes, sans avoir besoin de recourir à l’argent public.
- Un inconvénient majeur, l’augmentation de ces réserves force les banques à bloquer de l’argent qui ne peut plus être prêté aux clients.
- Le renforcement des fonds propres fait partie des nouvelles règles bancaires baptisées « Bâle 3 » en cours de discussions au sein du Comité de Bâle. Le G20 souhaite aboutir à un accord global au prochain Sommet de Séoul à la mi-novembre.
Les priorités de la présidence française en 2011
A l’issue du Sommet de Séoul, la France prendra la présidence du G20 pour un an. Parmi les priorités affichées :
- La régulation financière et bancaire internationale : mise en œuvre des engagements pris lors des sommets précédents (encadrement des bonus, par exemple), extension du champ des discussions en y incluant des sujets insuffisamment traités (comme les agences de notation) ;
- Le développement de nouveaux sujets, comme la mise en place d’un nouvel ordre monétaire international, la réforme de la gouvernance mondiale et la lutte contre la corruption…
Article précédent
Article suivant
Tous les articles


