Les 18-34 ans et l’enseignement de l’économie au lycée - avril 2008
Perception des 18-34 ans à l’égard de l’économie et son enseignement au lycée - Etude BVA – Avril 2008
4/02/2009Synthèse
Etude BVA réalisée pour le CODICE en avril 2008, échantillon de 809 individus entre 18 et 34 ans.
72% des 18-34 ans se disent intéressés par l’économie, avec un attrait plus marqué pour les questions sociales (89%) : le pouvoir d’achat, les inégalités sociales, la protection sociale venant en tête de leurs citations.
Ceux qui ont fait de l’économie (filière ES + cours à l’université) sont encore plus nombreux : 82% pour l’intérêt et 92% pour les questions sociales.
Ces derniers sont plus à l’aise pour comprendre les enjeux sociaux (87%) ou économiques (78%) que ceux qui n’ont pas fait d’économie au cours de leurs études. Ces derniers sont moins d’un sur deux à se sentir à l’aise avec ces enjeux.
Dès que les thèmes sont approfondis, l’aisance des uns et des autres recule :
les grands indicateurs économiques semblent maîtrisés par 71% de ceux qui ont suivi une filière ES contre 45% pour les autres.
pour les enjeux économiques internationaux, les chiffres descendent à respectivement 54% et 25%.
Les 18-34 ans estiment avoir des connaissances suffisantes pour comprendre l’actualité, mais plutôt orientées sur les thèmes sociaux. Viennent seulement ensuite les notions relatives au fonctionnement des entreprises, à la concurrence, la croissance économique. Les sujets plus techniques comme les marchés financiers, le budget de l’Etat ou le fonctionnement de l’économie de marché leur posent plus de difficultés, études économiques ou pas.
Ils gardent un bon souvenir de l’enseignement des sciences économiques et sociales au lycée, qu’ils inscrivent au second rang des sources de connaissance sur l’économie avec 51%, derrière l’actualité et les lectures personnelles (74%).
Ils classent la discipline des sciences économiques et sociales en 2ème position derrière l’histoire, et devant la biologie, la physique ou les langues.
Plus de 9 des 18-34 ans sur 10 aimeraient toutefois que cet enseignement évolue.
Ils sont 71% à le considérer comme étant trop théorique, sans laisser une place suffisante aux travaux dirigés.
Ceux qui ont suivi la filière ES déplorent la place trop faible laissée à l’entreprise (63%) ainsi que celle accordée aux questions sociales (58%).
Ils militent en faveur d’une plus grande variété des supports d’enseignement, et d’une ouverture accentuée sur le monde professionnel, à travers des stages et des intervenants extérieurs, experts ou acteurs économiques.
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