Les mutuelles sur tous les fronts
17/09/2009
Le secteur mutualiste au sens large repose en France sur trois piliers :
- Les banques coopératives
En Europe, les banques coopératives possèdent 130 millions de clients et détiennent 25% du marché bancaire.
Leur particularité ? Leur tour de table, composé de sociétaires qui reçoivent des « parts sociales » en échange d’un apport financier.
- Les mutuelles d’assurances
Acteurs majeurs dans le paysage français de l’assurance-dommages et de l’assurance-vie, les mutuelles d’assurance se sont créées à l’initiative de groupes socioprofessionnels qui avaient décidé de s’unir pour couvrir leurs risques à moindres frais.
- Les mutuelles de santé
Ces organismes couvrent les personnes malades ou accidentées en prenant à leur charge les dépenses qui ne le sont pas par la Sécurité sociale.
Avec 11,6 milliards d’euros de prestations versés en 2006, elles demeurent largement les premiers financeurs des dépenses complémentaires de santé. Soumises à des contraintes législatives de plus en plus strictes en termes de solidité financière, elles ont connu un vaste mouvement de concentration. Entre 1999 et 2006, leur nombre est passé de 5 000 à un peu moins de 2 000.
Contrairement à l’affiliation à la sécurité sociale, l’adhésion à une mutuelle est libre. Les ménages peuvent devenir adhérents d’une mutuelle de santé à titre individuel ou collectif via leur entreprise afin de bénéficier d’une couverture plus étendue.
La mutuelle de santé agit également dans le cadre de la prévention en promouvant par exemple la vaccination. Ce type de prestation peut être également fourni par des entreprises d’assurance commerciale ou encore par des institutions de prévoyance.
Les mutuelles sont des sociétés de personnes et non de capitaux, cela signifie qu’elles sont dirigées par des responsables élus par les adhérents.
Par ailleurs, elles sont à but non lucratif, les éventuels excédents sont donc réinvestis au profit des adhérents.
Les mutuelles s’engagent également au titre de la solidarité et mettent en œuvre des actions sociales au profit par exemple des personnes âgées ou des handicapés.
Enfin, elles ne sélectionnent pas leurs adhérents comme pourrait le faire une entreprise d’assurance. Les adhérents ne doivent pas donc remplir des conditions en termes d’âge ou d’activité pour bénéficier des prestations des mutuelles. En France, selon la DREES, 83% des français bénéficiaient d’une assurance santé complémentaire en 2002.
Le secteur mutualiste connaît aujourd’hui une sorte de crise d’identité, les valeurs de solidarité et de proximité ayant parfois trop fait place à la recherche de l’efficacité et au gigantisme, sous la pression de contraintes de solvabilité toujours plus strictes et d’une concurrence sévère qui oblige à employer les méthodes des sociétés capitalistes.



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