Mali : La description de la mosquée de Djenné

mosqué de Djenné
Mosquée

Placée dans la ville de Djenné (fabriquée en l’an 800 de notre période), à l’extrémité sud-ouest du delta intérieur du Niger, la mosquée de Djenné est la plus vaste construction en terre du monde. Elle peut recevoir jusqu’à cinquante mille fidèles. Ce grand édifice de 20 mètres de haut, couvert de banco (terre crue), où les briques d’argile se posent sur un grand maillage de poutres porteuses en bois, est typique de l’architecture sahélo-soudanaise. Il est aussi l’un des symboles de l’Afrique subsaharienne. La façade principale est organisée de trois minarets, chaque minaret séparé du suivant par cinq colonnes. Djenné faisant partie du territoire de l’Afrique occidentale française à cette période, l’édification a probablement soutenu administrativement et économiquement par l’autorité française.

La signification de la mosquée de Djenné, Mali

Ce monument est également connu sous l’appellation de la mosquée de Komboro, en hommage au vingt-sixième monarque de la ville qui, après s’être réformé à l’islam en 1280, rasa son palais dans le but de faire édifier sur le site libéré la première grande mosquée.

Celle-ci est effondrée en destruction au XIXe siècle, après l’arrêt des travaux de recrépissage de la façade en banco, provoquant l’écroulement de la mosquée à cause de la pluie. C’est sur ordre du gouverneur français William Ponty, qu’elle fut réparée en 1907, sur le modèle de l’ancienne mosquée de Djenné. Cette édification fut dirigée par Ismaïla Traoré (chef de la corporation des maçons de Djenné).

La valeur de la mosquée de Djenné, Mali

Ville-étape du commerce transsaharien, Djenné était un grand centre spirituel dont le prestige perdure, comme en témoignent la quarantaine d’écoles coraniques que la ville compte encore à présent et où les jeunes arrivent de toute la sous-région pour compléter leur éducation religieuse. Djenné, tout comme sa mosquée, est notée à partir de 1988 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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